manifestacions deu 29 de genier 09

LA DEFENSE   DES   SERVICES PUBLICS   PASSE AUSSI

                       PAR  LA  DEFENSE  D’UN  VRAI  POUVOIR  REGIONAL

                Volèm viure, trabalhar e decidir au país !

 

   Les crises à répétition que le système capitaliste engendre ne sont pas nouvelles. Depuis que le mouvement politique occitan est né dans le Var (Volèm Viure Au Païs - 1975), celui-ci a toujours mis en avant la défense de l’emploi pour permettre aux Provençaux de travailler et vivre au Pays. Ses campagnes menées contre l’exil ont fait écho auprès des jeunes postiers, enseignants, personnels de santé, personnels du privé, contraints de « monter à Paris ». Les syndicats avaient tous repris son mot d’ordre « Volèm viure, travalhar au Pais ». Aujourd’hui, la globalisation inégale des richesses, les « restructurations », accélèrent les délocalisations. Les mesures gouvernementales attaquent de front les services publics, sans préserver les salariés du privé. L’inégalité territoriale entre les régions ne cesse de se creuser .                                                                                                                                                                                          La La politique centraliste actuelle est au service d’un libéralisme qui n’a jamais été aussi puissant et agressif. La qualité de la vie ne profite pas à la majorité des 11 millions de franciliens qui s’entassent dans le béton, où l’emploi et la vie chère sont aussi la question N°1 face à la montée de la précarité. Pourtant la Région parisienne concentre les sièges des grandes entreprises, l’impôt et les aides prioritaires investies trop souvent dans d’inutiles réalisations de prestige. L’inégalité sociale, celle des ressources, n’ont jamais été aussi fortes entre les citoyens et les territoires. La précarisation de l’emploi défait les statuts des personnels et la qualité des services public. La recherche du profit et le lessivage culturel qui l’accompagne accélèrent le déracinement des gens d’ici.  

 

   Les « réformes » de la droite détruisent nos territoires. La fermeture de structures de proximité  (maternités, hôpitaux, gares, postes, banques…) laisse la place à une centralisation des services publics (disparition programmée de l’hôpital de La Seyne au profit de l’agglomération toulonnaise, fermeture de gares de proximité en échange de gares aéroports - la Pioline/La Garde a été envisagée par les responsables de TPM, après le contre-exemple de l’Arbois/Aix !-, LGV-PACA contre les TER). Centralisme et néolibéralisme détruisent nos sociétés régionales, accélèrent une urbanisation dévoreuse d’espaces agricoles et de sites remarquables.

 

Quelles solutions proposer?

      La décentralisation(1981-2002) imposée par les gouvernements successifs n’a pas vraiment été un succès. Des mesures inadaptées l’ont rendue impopulaire: compétences régionales insuffisantes, budgets misérables, empilement des structures, maintien des services centraux au département, absence de démocratie de proximité et de contre-pouvoir citoyen (pays découpés sans concertation, délégués communautaires cooptés par la majorité en place, proportionnelle insuffisante, manque de transparence dans la gestion). Seule une régionalisation faite et soutenue par les Provençaux sera capable de les convaincre d’éliminer ce système clientéliste.

La REGIONALISATION démocratique reste à faire. Elle permettra une gestion régionale des services publics. Le niveau régional -doté de financements nécessaires et jouissant d’une représentation politique démocratique- pourra répondre aux demandes sociales régionales. Trop d’habitudes centralistes archaïques sont ancrées dans la classe politique. Pourtant de nombreuses régions européennes jouissent de compétences partagées avec leur Etat (Catalogne, Pays Basque, Pays de Galles, Ecosse..).Les forces de progrès, la gauche en Provence, doivent faire le bilan des politiques sociales, économiques, culturelles (des 30 dernières années) pour inventer une véritable politique de proximité, en liaison avec une construction européenne sociale et démocratique qui reste à bâtir. L’Etat Nation a vécu, l’Europe des Régions, sociale, reste à faire. Si les Services Publics doivent être défendus, ils doivent être aussi améliorés par la dynamisation des potentiels humains et des politiques régionales adaptées aux besoins des territoires et des populations.